Association

Des évolutions financières mais aussi sociologiques

Toujours lors de cette conférence, à l’occasion d’une autre séquence, Guillaume Legaut, directeur général de l’UCPA, a pu mettre en lumière une autre facette des enjeux et mutations qui pèsent sur le secteur associatif : « Ce qui fait tomber les associations, c’est la gouvernance, le renouvellement des générations, des évolutions de l’engagement – là où on pouvait confier une mission à deux ou trois bénévoles il y a quinze ans, il en faut dix aujourd’hui » a-t-il expliqué.

Date limite pour répondre au premier appel à projet de recherche lancé par l’Institut français du Monde associatif

15 septembre : date limite pour répondre au premier appel à projet de recherche lancé par l’Institut français du Monde associatif sur le fait associatif. Ouvert à toute discipline et méthodologie de recherche. Soumission par mail à ifma@fpul-lyon.org.

L’association au risque de l’entreprise

Dans cet article, l’auteur questionne l’articulation entre les termes « association » et « entreprise ». Étymologiquement comme historiquement, l’entreprise est synonyme de prise de risque. Au contraire, l’association, entendue comme groupement de personnes et non au sens juridique, est historiquement fondée pour prévenir et réduire des risques. Cette distinction permet de comprendre que certaines associations refusent d’être des entreprises et inversement que des entreprises, y compris appartenant à l’ESS, n’adoptent pas la forme associative. L’entreprise d’économie sociale typique est toutefois celle qui dépasse cet oxymore en se définissant comme un groupement de personne détenant une entreprise. Pour autant, l’entreprise n’est pas le principal centre d’intérêt de l’ESS, dont la finalité est l’émancipation. Un tel projet suppose une théorie générale qui relativise la place centrale qu’occupe aujourd’hui l’entreprise.

 

Numéro de revue: 
353
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Jean-François Draperi

Le « nouvel esprit » des associations, ou l’entreprise associative en questions

De la prise de conscience du rôle économique des associations dans les années 1970, à l’émergence d’une « entreprise associative » intégrée à l’économie sociale, en passant par la décision de leaders associatifs de rejoindre les coopératives et mutuelles dans le Comité national de liaison des activités mutualistes, coopératives et associatives (CNLAMCA) en 1985, cet article revient sur les pages d’un militantisme charnière pour comprendre la structuration du « monde associatif » contemporain, et l’entreprise d’ESS aujourd’hui. Les étapes qui conduisent à la définition de 2014 de l’économie sociale et solidaire sont analysées au travers du rôle et des revendications des mouvements associatifs et de leurs figures que sont François Bloch-Lainé, Henri Théry ou Nicole Alix. Par le prisme de la micro-histoire, les débats autour des ressources, de la non-lucrativité, du bénévolat, du rapport avec l’Etat sont mis en lumière.

 

Numéro de revue: 
353
Année de publication: 
2019
Auteur(s): 
Édith Archambault

Qu’est-ce qu’une ONG pour la Commission européenne ?

Dans une communication de 1997, la Commission européenne listait les caractéristiques d’une ONG : des associations qui ont une existence formelle ou institutionnelle, ne distribuant aucun bénéfice, indépendantes des pouvoirs publics, qui ne sont pas gérées en vue d’un enrichissement personnel, et dont l’action contribue à l’intérêt général. Mais ces critères demeurent indicatifs et il n’existe pas de définition européenne unifiée. Qui sont vraiment ces organisations non gouvernementales ?

À quoi sert une ONG ?

En France, la définition retenue est plutôt celle de Philippe Ryfman : une ONG est une association à but non lucratif, constituant un espace autonome face à l’État ou aux puissances privées, mue par une dimension citoyenne porteuse d’un cadre démocratique (l’ONG devenant un segment de ce qu’on appelle « la société civile ») et dont l’action possède un caractère transnational. Une définition qui recouvre largement celle de la Commission européenne. En France aussi, les questions qui se posent aux ONG sont nombreuses.

L’adoption de la proposition de loi El Haïry : une avancée pour le secteur associatif

La proposition de loi visant l’amélioration de la trésorerie des associations, adoptée à l’unanimité le 26 mars en première lecture par l’Assemblée nationale, sera favorablement accueillie par un secteur soumis à rude épreuve depuis deux ans. Présentée par Sarah El Haïry et le groupe Modem, elle comprend des mesures attendues depuis longtemps, comme la possibilité pour les associations de conserver leurs excédents ou de se consentir mutuellement des prêts au sein d’un même réseau.

La transformation du paysage associatif français

En mai 2019, paraîtra Le Paysage associatif français. Mesures et évolutions, de Viviane Tchernonog et Lionel Prouteau (Dalloz/Juris Associations). C’est la troisième édition d’une enquête dirigée tous les six ans par Viviane Tchernonog, chercheuse au CNRS, rattachée au Centre d’économie de la Sorbonne (Paris-1), également membre de l’Addes (Association pour le développement des données sur l’économie sociale). En attendant un article de fonds à paraître dans la Recma, voici six chiffres clés (de 2017) extraits de l’étude :